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“La créativité reste le ciment de notre histoire et des métiers auxquels nous formons” Jean-Claude Walter, président de 3iS

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Les métiers de l’audiovisuel et de l’animation 2D/3D t’intéressent et tu hésites entre plusieurs écoles que tu souhaites intégrer ? Pour t’aider dans ta réflexion, Études Créatives s’est rendu sur le campus de  3iS, un groupe d’établissements d’enseignement supérieur privé qui forme aux métiers de l’audiovisuel, du cinéma, du son, du cinéma d’animation, du jeu vidéo et du spectacle vivant. Nous avons rencontré Jean-Claude Walter, président de 3iS, et Cristel Munoz, directeur général de 3iS Paris. Ensemble, ils ont répondu à nos questions sur cette école créative implantée dans quatre des plus grandes villes de France.

3iS : un réseau historique d’écoles axées sur la créativité

Que faut-il savoir sur l’école 3iS ?
3iS est un groupe d’établissements d’enseignement supérieur privé qui prépare aux métiers du cinéma, du son, de l’audiovisuel, du cinéma d’animation, du jeu vidéo et du spectacle vivant. C’est aujourd’hui l’un des plus grands campus audiovisuel européen. Chaque année, l’école créative forme plus de 2 500 étudiants sur ses quatre campus : Paris (1988),  Bordeaux (2014), Lyon (2020) et Nantes (septembre 2021).

Historiquement, le réseau 3iS formait aux métiers du cinéma, de l’audiovisuel et du son. Même si ces secteurs restent nos domaines de prédilection (plus de 60% de nos étudiants suivent une formation dans ces filières), on s’est très vite développés dans le spectacle vivant, et plus récemment en jeu vidéo et en animation 2D/3D.

Jean-Claude Walter, président de 3iS

Nous avons à cœur d’accompagner les étudiants dans leur insertion professionnelle, ce qui suppose une certaine maîtrise des effectifs. Notre croissance s’appuie sur la diversification de nos activités, toujours dans l’objectif que nos diplômés s’insèrent rapidement sur le marché du travail. 

Quelles formations proposez-vous ? 
Historiquement, nous disposons d’une formation en apprentissage dans le domaine du spectacle vivant et de l’exploitation cinématographique qui forme des techniciens. Les autres sont toutes des formations post-bac réparties en plusieurs spécialités. La filière Cinéma & Audiovisuel dure 3 ans : la première année étant un tronc commun. À l’issue de celle-ci, les étudiants doivent s’orienter vers une spécialisation organisée autour de thématiques métiers : image, montage, réalisation audiovisuelle, écriture et réalisation. 

Au-delà du tronc commun cinéma, nous axons également notre offre de formation sur l’interdisciplinarité pour toucher aux domaines qui fonctionnent en chaîne de production : le cinéma d’animation, le jeu vidéo ou encore le spectacle vivant. La diversité de ces filières nous permet de former à tous les métiers actuels dans le secteur de l’audiovisuel.

Les filières Cinéma & Audiovisuel vont du post-bac jusqu’au bac+5, tout comme Cinéma d’Animation et Jeu vidéo. Quant au cursus Spectacle vivant, nous le proposons jusqu’à bac+3 puisque le marché recrute principalement des techniciens très opérationnels. Dès la rentrée prochaine, nous ouvrirons une nouvelle formation sur la direction de production. 

En parallèle, nous proposons une formation infra-bac de projectionniste (technicien d’exploitation cinématographique) au sein de laquelle une quinzaine d’étudiants apprennent à maîtriser les systèmes de projection classiques encore utilisés dans les salles municipales et les salles d’art.

Votre offre de programmes diffère-t-elle selon les campus ?
Le cœur de la formation reste identique sur l’ensemble de nos campus. Malgré tout, sur chacun d’entre eux, nous adaptons nos programmes en tenant compte du marché régional. Notre force est sans aucun doute cette capacité à offrir à nos diplômés un bassin d’insertion réel quel que soit le campus où ils ont étudié. 

Former une majorité d’étudiants en image en Province n’est pas pertinent dans la mesure où c’est un secteur étroitement lié au cinéma, et donc plutôt développé à Paris. En revanche, former des réalisateurs audiovisuels à Paris et en  région est plus approprié puisque c’est un métier totalement transversal et qui touche tout type d’entreprises : banques, collectivités territoriales, etc. 

3iS : une pédagogie aussi bien axée sur la théorie que la pratique

Comment définiriez-vous votre stratégie pédagogique ? 
À l’inverse de plusieurs écoles créatives qui misent davantage sur la pratique que sur la théorie, à 3iS, nous mettons l’accent sur l’apprentissage. Sur les cursus diplômants et dans lesquels nous bénéficions de l’implication du ministère de l’Éducation nationale, nous nous devons d’inclure dans les programmes une importante partie théorique. C’est notamment le cas pour le BTS technique d’infrastructure et d’exploitation au sein duquel des cours de culture générale, de physique et de science sont proposés. Cela n’empêche pas d’avoir une dimension pratique importante avec des exercices concrets (organisation de lives, etc.). De manière générale, il est difficile d’apprendre un métier en se basant uniquement sur de la pratique. La théorie est tout aussi importante notamment parce qu’elle enrichit le niveau de culture des étudiants.  

Cristel Munoz, directeur général de 3iS Paris

Comment favorisez-vous l’insertion professionnelle de vos étudiants ? 
L’alternance est ouverte sur l’ensemble de nos cursus à partir de la 3e année de formation. Cela permet à nos étudiants de réduire considérablement le coût de leur formation puisque l’entreprise prend en charge les frais de scolarité. En parallèle, les apprentis bénéficient d’une rémunération et acquièrent de l’expérience.

Quel est le profil de vos professeurs  ?
Tous nos enseignants sont des professionnels en activité. La plupart d’entre eux sont des intermittents du spectacle. Cela permet d’assurer la transmission d’un savoir non-obsolète à nos étudiants. En tant qu’école créative et technique, nous devons faire appel à des professionnels actifs sur le terrain et qui ont soif de transmettre leurs connaissances.

Organisez-vous des événements pour compléter vos programmes ?
Notre pédagogie est axée sur le workshop. Nous offrons une certaine liberté à nos intervenants pour organiser des événements de ce type tout au long de l’année : masterclass, workshops, etc. Grâce à la multidiffusion, nous allons pouvoir organiser davantage de masterclass mutualisées auxquelles tous les étudiants de nos quatre campus auront la possibilité d’assister.

Comment anticipez-vous les besoins des entreprises dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel ? 
Nous faisons appel à un conseil scientifique composé de professionnels chargés de donner les grandes orientations que prend le marché de l’emploi. Le rôle des directeurs généraux des quatre campus de 3iS est de développer un réseau de professionnels avec lequel travailler afin d’anticiper les évolutions du marché. Par exemple, avec l’arrivée explosive du métavers, nous réfléchissons actuellement à nous positionner rapidement sur ce secteur. En tant qu’école pionnière de l’audiovisuel en France, nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas toucher à la réalité virtuelle, la réalité augmentée, l’intelligence artificielle (IA) et le métavers. 

Lire aussi : Tout savoir sur le métavers 

Ce qu’il faut savoir pour intégrer l’école de cinéma et d’audiovisuel 3iS

En quoi consiste l’examen d’entrée ? 
Notre examen d’entrée est composé d’épreuves techniques et d’un entretien de motivation. Durant celui-ci, nous mettons l’accent sur le savoir-être du candidat, qui est tout aussi indispensable que le savoir-faire qui sera acquis  une fois admis. 

Nous conseillons aux candidats de présenter des travaux qu’ils ont réalisés au cours des années précédentes. Cela permet aux jurys de constater l’intérêt du candidat pour une filière ainsi que d’évaluer les compétences dont il dispose. Il sera par exemple intéressant de montrer que l’on possède des bases en dessin pour être admis en Animation 2D. Il faut également compter entre 7 000 € et 10 000 € de frais de scolarité selon les formations. 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent candidater pour la rentrée prochaine ? 
Tout d’abord, il faut valider que ces domaines sont bien une passion pour l’intéressé(e). Attention toutefois, aimer le cinéma ne veut pas dire que tu es prêt(e) à travailler dans ce secteur. Ces métiers créatifs nécessitent d’être exercés par passion, car les conditions de travail peuvent être complexes à gérer : horaires variables, conditions météo difficiles… 

L’humilité est aussi une qualité indispensable. Dans les entreprises de ce secteur, le savoir-être prime sur le savoir-faire. Avoir l’esprit d’équipe et penser “collectif” est primordial. 

Le statut d’intermittent freine-t-il l’insertion professionnelle de vos diplômés ?

La majorité des entreprises spécialisées dans ces industries créatives ne recrutent pas en CDI. En effet, il s’agit bien souvent d’intermittence. Face à ce constat, de plus en plus se lancent dans l’entrepreneuriat. Néanmoins, 87% de nos étudiants trouvent un travail dès la première année après l’obtention de leur diplôme. Certains poursuivent dans leur entreprise d’accueil en alternance tandis que d’autres souhaitent découvrir une nouvelle expérience professionnelle. 

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